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Ces moines-soldats qui amassèrent des fortunes colossales
grâce aux pillages, assassinats et autres sympathiques
exactions qu'ils commirent des années durant sur la route
des croisades, ont toujours passionnés les foules.
Ceci, en raison des nombreuses balivernes parapsychologiques
colportées sur leurs comptes et surtout à cause de
leur triste fin justifiant l'adage qui prédit que bien
mal acquis ne profite jamais.
L'auteur étudie ici la commanderie templière du
Mas Deu, la vie quotidienne, les réalisations, la philosophie
et la religion de la communauté. Jusqu'à leur jugement
par la sainte inquisition qui procéda aux interrogatoires,
grâce à Dieu, sans utilisation de la torture. Les templiers
catalans - ils s'exprimaient dans " lo mes bel catalanesc
del món - ne connaîtront pas non plus la triste
fin de leurs frères de France.
Il faut dire que la Catalogne était terre d'asile, il n'y
existait pas la sauvagerie qui régnait alors chez nos belliqueux
voisins.
Je ne peux m'empêcher de vous citer un passage du questionnaire
reproduit dans le livre: les templiers du Mas Deu avaient un grand
respect pour la croix " ( ce respect) était
si grand qu'ils ôtaient le manteau sur lequel figurait la
croix, lorsqu'ils allaient faire leurs besoins ", ce qui
donne en latin " quandovadent ad nature superflua onera
deponenda ", textuellement " quand ils vont déposer
des poids superflus ".
Quitte à se faire traiter d'intégristes, je ne peux
que reconnaître que l'église en latin ne manquait
pas d'un certain panache.
219 pages/ 15,24 euros.
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